Les saints vénérés à Saint-Just-le-Martel
 
Saint-Just-le-Martel vénère un petit berger qui vécut dans les années 350.
Sa vie, que nous rapportent les écrits anciens et les vieilles traditions, fut toute de modestie et de dévouement, d'où le nom de "Bon Saint Just" qui demeure encore.
Le "piti dau pey-parly", comme l'appelle la légende, naît sans doute au sein d'une famille paysanne, au Puy Parlier (lieu dit situé sur la route de Saint-Just à Feytiat). Tout enfant, il s'enfuit à Limoges pour s'instruire de la religion chrétienne. Revenu chez lui, il pense déjà à construire une église. Pour en choisir l'emplacement, il lance son marteau qui retombe à l'emplacement actuel de l'église, qui n'est alors qu'un désert de ronces.
Un peu plus tard, gardant les brebis de ses parents, il est sauvé d'un terrible ouragan qui ravage la campagne, tandis qu'une lumière surnaturelle le protège avec ses compagnons et son troupeau.
Il part alors pour Poitiers et devient le disciple de Saint-Hilaire. C'est là que, entre autres miracles, il libère les prisonniers. A la mort de Saint-Hilaire, Saint-Just, pressé par la foule de le remplacer, refuse. Pour éviter les pressions qui s'exercent sur lui, il s'enfuit, se jugeant indigne de la charge d'Evêque que les Poitevins veulent lui confier.
Il revient dans sa famille. La dernière étape de sa vie est un pèlerinage à Rome avec son frère, Benoît. C'est très malade, couché dans un chariot, qu'il revient pour mourir peu après. On veut l'enterrer à Limoges mais le cercueil devient si lourd que cinquante hommes ne peuvent le transporter. A ce signe, son frère Benoît décide de l'inhumer à la place que Just avait choisie en lançant son marteau.
L'église actuelle, reconstruite aux XIIème et XIIIème siècles, contient une châsse de 1644 qui renferme les reliques du "BON SAINT JUST".
 
Les autres saints vénérés à l'occasion des prochaines ostensions seront les suivants :
- Saint-Pierre-ès-Liens, apôtre de Jésus.
- Sainte-Valérie, sainte catholique céphalophore. Jeune femme ayant vécu à Augustoritum, l'actuelle ville de Limoges, au IVème siècle, convertie au christianisme par Saint-Martial, elle est vénérée dans le diocèse de Limoges comme sainte femme, notamment à Limoges et Chambon-sur-Voueize. Elle est fêtée le 9 décembre.
- Saint-Vincent-de-Paul, apôtre de la Charité. Il fut une figure marquante du renouveau spirituel et apostolique du XVIIème siècle français, prêtre, fondateur de congrégations qui œuvra tout au long de sa vie pour soulager la misère matérielle et morale.
- Sainte-Louise de Marillac (1591 - 1660), aristocrate française, fondatrice avec Saint-Vincent-de-Paul des filles de la Charité, et reconnue sainte par l'Église catholique.
- Le Père Daniel Brottier (1876 - 1936), missionnaire spiritain français, ensuite nommé Directeur de l'œuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil par le Cardinal Dubois, puis béatifié par Jean-Paul II le 25 novembre 1984.