Informations :
 
Site internet des Ostensions 2016 du Dorat :
Site internet des Offices de Tourisme du Pays du Haut Limousin :
 
Pour toutes infos pratiques :
Office de Tourisme de la Basse-Marche
17, place de la collégiale
87210 LE DORAT
Tél. : 05.55.60.76.81
Adresse mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Ouvert du lundi au samedi
De 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h30
 
 
Histoire de la Confrérie Saint-Israël – Saint-Théobald :
 
A la mort de Théobald, en 1070, son corps est placé dans le cimetière commun, à côté de celui d’Israël, mort en 1014 ; rien ne distingue particulièrement leurs sépultures. Mais, dans les décennies suivantes, des prodiges sont observés sur les lieux de leur ensevelissement (guérisons des malades et des infirmes), et les pèlerins viennent, de plus en plus nombreux, pour demander leur puissante protection.
En 1130, l’évêque de Limoges et le chapitre St-Pierre (créé dès le X° s) décident de retirer du cimetière les corps des Bienheureux et de les placer dans des sarcophages en granit dans la Collégiale, qui était alors en voie d’achèvement. Un peu plus tard, ces sarcophages sont placés dans la crypte.
En 1495, l’évêque de Limoges érige une première Confrérie de dévotion en la Collégiale Saint Pierre.
 
Les Heures Sombres :
Durant la Révolution, la Confrérie est fortement bouleversée.
En 1790, le Chapitre de la Collégiale est dissous.
En 1792, la Confrérie est interdite. Et le Père Jacques de Vérine, nommé curé du Dorat en 1775, mais qui avait refusé d’être assermenté, est remplacé d’office par un prêtre « jureur », nommé par les électeurs avec l’accord de l’évêque constitutionnel (qui deviendra député de la Convention).
Obligée, sous la contrainte d’une administration désobligeante, de porter les châsses devant les prêtres jureurs, la Confrérie refuse de participer à l’Ostension de 1792 ; elle est remplacée par 20 « citoyens » qui s’inscrivent pour porter les châsses, sous la conduite d’un juge de paix, pseudo-Syndic.
Le mobilier de l’église est détruit : autels latéraux, clôture du cœur des chanoines, jubé, stalles…
Les prêtres « réfractaires » sont arrêtés (comme Charles Barnabé Laurens de Mascloux).
L’église est fermée au culte et transformée en salpêtrière. Les deux châsses sont alors cachées au fond de la crypte.
Enfin, en 1793-94, un autel carré de 8 pieds est dressé dans l’église pour le culte de la Déesse Raison, avec « aux quatre coins, les figures hideuses du despotisme et de la superstition ».
 
Le Retour à la Paix :
En 1802 (le Concordat ayant été signé en 1801), l’église du Dorat est rouverte au culte, en tant qu’église paroissiale. L’ancien curé du Dorat reprend ses fonctions à la tête de la Paroisse.Peu après, le Chapitre de la Collégiale est définitivement supprimé.Tous les actes, registres, règlements… déposés dans les archives du Chapitre ayant été détruits pendant la Révolution, il ne reste aucun titre original.
Mais ces textes sont relatés dans un manuel de dévotion imprimé en 1717, avec l’approbation de l’évêque de Limoges.
Presque tous les anciens confrères porteurs des châsses vivant encore, ils peuvent reprendre les anciens usages.
Un document est alors rédigé, contenant les conditions d’admission des confrères, les règlements, les obligations, et le programme des solennités, pour en perpétuer le souvenir et les traditions. Un règlement est ainsi établi, en 1834 (sur la base du règlement de 1738, heureusement conservé).
A partir de 1817, un Syndic unique est élu parmi les confrères, selon le nouveau règlement ; tandis qu’avant la Révolution un chanoine du Chapitre était premier Syndic, assisté de deux autres Syndics désignés parmi les porteurs de chasses.